| I PISS ON YOUR GRAVE |
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"I PISS ON YOUR GRAVE, I SPIT ON YOUR CORPSE. Tout est dit dans le titre (raccourci pour l'occasion) du Uncut du mois, qui nous sort pour l'occasion l'artillerie lourde. Ici, on est bien loin du gore bon enfant façon TERROR TOONS ou du pseudo-érotisme débilos d'un FANTOM KILER mais on se rapproche fortement d'un cinéma underground tendance hardcore nous rappelant fortement les années Buttgereit (réalisateur du mythique NEKROMANTIK). Eric Stanze (SCRAPBOOK, qui est à I PISS ON YOUR GRAVE ce que Pascal Obispo est au death metal) a filmé pendant huit jours cette histoire de vengeance, celle de Sandy (Emily Haack), une jeune femme au comportement psychotique, ayant subi plusieurs viols. Une fois ses boureaux séquetrés dans une cave, Sandy ne tardera pas à se métamorphoser en un monstre de cruauté. Un exemple ? Après avoir brûlé à la cigarette le pénis d'un gros lard, elle l'oblige à bouffer sa merde puis le découpe sauvagement à la hache. Et le tout en "extreme close-up". |
| Certes c'est facile et
de plus en plus courant, ce genre de démarche. Miike
s'en est fait l'apôtre, mais, pour la défense d'Eric
Stanze, il faut admettre que le bonhomme se sent autant
concerné par sa mise en scène que par l'horreur qu'il
est en train de filmer. Et ce domaine, Miike l'a
abondonné depuis bien longtemps. Par cette marque de
sincérité (Stanze n'oublie pas qu'il
"réalise" un film et qu'il n'est pas là
uniquement pour nous faire dégueuler), I PISS ON YOUR
GRAVE se rapproche plus d'un cinéma contestataire (d'où
le titre du film faisant autant écho à Boris Vian qu'à
Meir Zarchi et son DAY OF THE WOMAN) que d'un torchon
mercantile et faussement iconoclaste. Pas forcément
recommandable cependant, mais en aucun cas
blâmable." Article paru dans la revue MAD MOVIES n°152 Articles consacrés à I PISS ON YOUR GRAVE dans la presse française :
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